25.11.2007
"Le grand inquisiteur qui lui ouvrit son coeur."
C'est comme dans l'un des bouquins de Gavalda, si populaires de par leur accessibilité pour la majorité des gens et forcément tant décriés pour la même raison.
Accessibles, car les sentiments, les émotions sont universels. C'est con, c'que j'dis? Ben oui. Un lieu commun, d'une banalité triste à pleurer. Ce qui serait plus triste encore, serait de n'avoir jamais ressenti ce trouble si banal et pourtant si grand.
Alors, oui, on peut penser qu'il est facile d'en parler, d'en débattre et d'en juger. En général.
Pas en particulier. Pas quand ça vous touche, pas quand ça vous brûle, pas quand ça vous met à nu, faible et soumis.
Pas quand on ne vous a pas appris.
Le mélo n'étant pas mon fort (et là, j'ai comme le sentiment que je m'enfonce...), je pense que je vais arrêter là, car j'en ai déjà trop dit.
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BEN QUOI ?
19:33 Publié dans choses de la vie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
16.11.2007
Mission Démission: accomplie.
Il est des moments de la vie que l'on croit devoir "subir" alors qu'il suffit simplement de les vivre.
En quoi consiste une démission dite "propre"?
Une succession de concessions et de self-control, d'immense patience et de tolérance. Une capacité à encaisser avec un seuil relativement élevé, un caractère blindé, somme toute.
Il faut savoir que ce jour-là, une collaboratrice m'a volé la vedette en demissionnant à 8h01... A 8h05, lorsque j'ai dit à Calligula "Je peux vous voir dans votre bureau?" il a vrillé:
"- Voilà, j'ai pris la décision de partir.
Il baisse ses lunettes sur le bout de son nez et me regarde par en bas avec un rictus que l'on croierait presque complice. Il est plein de ressources, le vioque.
- Très bien, dit-il en se calant dans le fond de son fauteuil de Ministre, je préfère les gens qui prennent leur vie en main et qui vont de l'avant plutôt que les caramels mous qui attendent que ça passe...
Mon cerveau tourne à 100 à l'heure (ça pique un peu, j'ai pas l'habitude, merde). Je balance ou je balance pas?
- ... et vous allez faire quoi...?
- De l'export, dis-je avec un sourire.
Blanc. Et là, je sais ce qu'il pense. Je lis en lui comme dans un bouquin et cette fois, c'est pas du porno allemand sur papier glacé. Il m'a vue discuter avec nos concurrents et il pense que ce sont eux qui m'ont débauchée. Raté, mais je ne dis rien, je laisse planer ce petit doute succulent à observer.
Blanc. Toujours.
- ... bien. Bien, bien... Bé, merci, dit-il, m'invitant à vite dégager son bureau, sa vie, son cerveau.
-Merci."
C'était lundi. Jeudi soir, in extremis, il me convoque dans son antre. Je sais que même s'il me propose 1 milliard de Dollars pour rester, je dirai "Non merci". Mais non, il a compris qu'il fallait terminer sur une note positive et allonge le tapis rouge pour m'énumérer mes qualités et le plaisir qu'il a eu de travailler avec moi, en saupoudrant de quelques anecdoctes des voyages que nous avons pu faire: la carte d'identité rognée et l'embarcation de justesse sur Tunis Air pour 24h, la conduite à gauche à Londres et les frayeurs incroyables, l'Allemagne et sa bière (cf. "On s'est régalés, hein?" sur une semaine de Salon et une fachade à l'arrivée...)... Bref, session nostalgie.
Il m'invite ensuite à ne pas hésiter à le contacter si jamais j'avais besoin. Merci, mais non merci serais-je tentée de dire, mais je souris avec beaucoup de douceur dans le regard car, malgré tout, je suis faible et il me fait de la peine. Je sais que j'ai tort, mais c'est comme ça. Surtout quand il me demande des conseils pour faire en sorte, à l'avenir, que les gens restent.
Et là, j'aimerais vraiment être insensible.

00:44 Publié dans Travailleurs, travailleuses... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
11.11.2007
Adrienne polie?
Si les ADN d'Edith Piaf, de Catherine Ringer et d'Amy Winehouse devaient se mélanger dans un heureux processus hasardeux, ils donneraient naissance à une Adrienne qui pourrait maraver n'importe quel boxeur qui hurlerait son nom sur un ring.
Faut pas l'énerver, l'Adrienne. D'une répartie incisive, elle pourrait te briser en riant de sa voix rauquement rock.
Adrienne Pauly, tu nous as régalés hier soir à l'Elysée Montmartre.
20:55 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Cher petit patron...
Toi qui hurles là-bas, au fond
Je te dédie cette trahison.
C'est sans une once de passion
Que j'ai bossé pour toi, petit polisson.
Demain sur ton bureau tu auras ma démission
Car c'est de mon âme dont il est question.
20:25 Publié dans Travailleurs, travailleuses... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


