22.12.2007

Pandémie.

 

Du grec pan ("tous") et demos ("peuple"), on y a droit tous les 40 ans.

Peste Noire, variole, choléra, grippe... L'Angleterre a perdu 70% de sa population lors de la plus marquante des pandémies occidentales, la peste.

Aujourd'hui, après la Grippe Espagnole (1918-19) et le secret maintenu par l'Etat français sur les ravages qu'elle produisait, nous sommes de nouveau confrontés à une forme de grippe, d'origine aviaire, venue d'Asie.

Le cycle recommence et les moyens mis en oeuvre sont impressionnants: tous les personnels hospitaliers de France ont suivi une formation préventive en cas de pandémie. Du personnel de maintenance aux chirurgiens, l'alerte est donnée.

Là où je vis, le principal C.H.U. a créé un bâtiment, pour le moment inutilisé, totalement excentré du reste de la structure. La totalité du personnel hospitalier a signé une décharge et un engagement de mobilisation dans les locaux le jour J. Les médecins à la retraite ont tous reçu un courrier leur expliquant la situation et leur demandant s'ils étaient prêts à faire bénéficier la ville de leurs connaissances en se mobilisant également. Très peu ont répondu présent.

La population aura des horaires de sortie pendant lesquels de la nourriture leur sera distribuée. Les écoles seront fermées et le gouvernement a créé un programme pour chaque niveau scolaire, qui sera diffusé sur les chaînes hertziennes.

Le Tamiflu pour lequel on parlait de pénurie dans les médias est détenu par les forces armées. Des masques sont produits à grande échelle et ce sera le seul moyen de se protéger si jamais le virus mute de l'animal à l'homme. Dès lors, il se propagera à vitesse grand V.
30% de la population y restera. Le personnel hospitalier sera en quarantaine, mais les symptômes étant d'une banalité relevant de la simple grippe, un seul contact avec une personne contaminée suffira à la transmettre.

Un infirmier reçoit un patient souffrant de fièvre et de toux, le soignera, ira visiter un patient qui souffrira de fracture du tibia, lui-même visité par sa mère. Celle-ci sortira de l'hopital, ira faire ses courses et rentrera chez elle. C'est inévitable.

Une fois l'alerte donnée, il est prévu que chaque structure soit destinée à des cas particuliers: traumatologie, grippe, cardiologie. "Monsieur, je suis tombé et je pense avoir col du fémur brisé. - Très bien, nous vous envoyons à X" ; "Monsieur, je tousse et j'ai 40 de fièvre. - Vous irez à Y."; "Monsieur, j'ai mal à la poitrine. - Une ambulance vous conduira à Z.". Mais que se passera-t-il en cas de fièvre, toux et infarctus?

Le point positif, c'est qu'aucun autre pays n'est aussi bien préparé que la France.

Le moment venu, il vaudra donc mieux y être, en France.

Allez, sur ce, Joyeuses Fêtes.

 

16.12.2007

Petit papa Noël...

Je voudrais juste que tu me fasses un mot pour me dispenser de Noël cette année.

S'il-te-plaît.

Pitié.

 

06.12.2007

Peut-on mourir d'un rhume?

Si vous répondez spontanément "non", c'est que vous n'avez jamais essayé d'éternuer dans un rond-point en pleine heure de pointe et de nuit.

Moi, j'ai vu la lumière.

Pas celle au bout du tunnel, non, c'était plus comme un festival d'appels de phares...

Ca va bien aller, va.