29.10.2007
Lèchera? Lèchera pas?
Au royaume des névroses, les réminiscences d'enfance sont reines.
Certains se taisent d'avoir eu des parents trop exubérants, d'autres s'exhibent d'avoir eu des parents trop prudes.
Et puis il y a celles et ceux, célibataires en quête d'un idéal peut être parfois trop idéalisé qui, à force de déceptions et de découragements, focalisent sur certains détails qui, pour eux, n'en sont pas.
"Tiens-toi bien!" "Finis ton assiette!" "Ne mets pas tes coudes sur la table!" ... etc.
On m'a confessé l'autre jour que le détail rédibitoire lors d'un rendez-vous était l'épreuve du dîner. Courant. Faire du bruit en mangeant, se tâcher comme un enfant, manger avec les doigts... charmant, n'est-ce pas? Mais c'est encore plus pointu.
Le détail qui tue, c'est le couteau. Paraîtrait que bon nombre de gens le lècherait gouluement de façon spontanée. Et là, ça ne passe pas. Il aura beau être beau, engagé dans l'humanitaire, avec un humour fin et un avant-bras de Dieu Grec, ça ne passe pas.
Les bonnes manières, nous serons d'accord pour dire qu'il en faut; le couteau à droite, la fourchette à gauche, on ne change pas de main pour piquer ses brocolis et on ne met pas ses coudes sur la table. On ferme la bouche quand on mastique (par pitié, merci) et on évite de faire l'avion avec ses coudes, ok, c'est gentil, au suivant.
Le couteau, on ne le lèche pas. Déjà parce que c'est dangereux et se trancher la carotyde à un premier rendez-vous c'est moyen.
En même temps, avant un rendez-vous, on ne se dit pas "s'il lèche le couteau, je quitte la table". Ca reviendrait à se dire "s'il saute en l'air criant youpi et en tapant des mains si je lui propose de boire un dernier verre chez moi je me casse".
Parce que moi, je vais vous dire, moi, Mesdames et Messieurs, je sauce.
Oui, je sauce.
...
...
Ben quoi?
11:41 Publié dans Le Guy, animal complexe | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
29.12.2006
Tous des tapettes sentimentales?
Le Guy m'interroge.
Il était venu en masse à la séance de "The Holiday", le film le plus fillette de 2006. Je ne critique pas, chacun a droit à son "temps de cerveau disponible", hein, mais quoi? Il compte en tirer des leçons de ce film, le Guy? Ca m'étonnerait...
Alors voilà, c'est comme ça: on veut se faire une soirée filles, avec des copines, une Flammenkueche et quelques binouzes (ben quoi? on ne boit pas de Kir, on n'est pas des tapettes), on va au cinoche pour larmoyer chaudement devant le navet sentimental de Noël et qui s'assoit à côté de vous?? Bernard et Gérard, moustache et canadienne en prime... yahou.
Alors, on va dire qu'on n'a rien vu, on va tourner la page, vous allez continuer à aimer la F1 et le Droit de Savoir avec les putes slaves et les descentes de flics dans les banlieues et faire en sorte qu'on ne vous trouve pas avec une de nos culottes en dentelle quand on ouvre la porte de la chambre, OK?

01:57 Publié dans Le Guy, animal complexe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18.12.2006
Tout le monde dit I Love You.
Ca y est, j'ai fini de me bidonner et je peux développer ma thèse précédente. Qui est une antithèse en fait. La thèse de base dans mon monde à moi, c'est "ne dis pas ce que tu ne penses pas" et jusqu'à présent, j'évitais de penser parce cela provoque chez moi des migraines terribles.
Donc, jusqu'à il y a quelques jours, je me contentais de sourire et de dire "YOUPIIII!" dès qu'un trombone tombait du bureau.
Et puis j'ai fait un voyage. Et durant ce voyage, peuplé de Fusillini et Parmigano Regiano, quelqu'un a éveillé une lumière en moi. Une lumière jusqu'à présent éteinte (mes parents n'ont probablement pas payé la facture).
Et moi qui pensait ne pas pas penser, je me suis vue reconnaître qu'en fait si, j'avais une vision bien précise de ce que je voulais que mon monde soit. C'est-à-dire absolument tout sauf du faux-semblant, du chéri-chéri, du j't'adooooore et du vasyquej'teprendsdansmesbras. Du sincère quoi.
Alors, lorsque l'on m'a fait remarquer que peut êêêêêêêêêtre, il ssssse pourraaaaiiiit queeeeeeeu je m'égare sur les réelles intentions d'un gentleman disant être un ami mais se contredisant souvent/parfois/tout l'temps par les mots et autres pièces à conviction, mon esprit a fécondé un synopsis alarmant/évident/troublant que tout le monde avait déjà lu sauf moi.
Alors que la vérité est toute bête comme chou: il n'y a plus de valeurs, mes bonnes gens! Les "j't'adore" s'arrachent à la volée! La tendresse est bradée! Les pensées sont bafouées et l'amour vulgarisé! On est enfermés dans un "Loft" filmé 24h/24 et notre détresse nous donne l'illusion du lien. C'est pathétique. Mais c'est pas politique, comme dirait l'autre.
"Le marché aux Puces des sentiments, c'est ici! 10 francs le câlin et 2 pour le "j't'aime bien", c'est la foire à l'andouillette, sauve qui peut, c'est chouette!"
Ca, c'est fait.
Je vais pouvoir me pencher sur les choses réelles.
...
...
...
Ben quoi?
21:35 Publié dans Le Guy, animal complexe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
16.11.2006
Candidature spontanée.
A l'annonce de mon intérim de solobataire, une floppée de candidatures se sont bousculées à ma boîte.
Le choix fût extrêmement difficile. Surtout sans photo.
EXTRAIT de "Conjoint intérimaire à fortes compétences":
"Bonjour,
Je suis tombé par hasard sur votre annonce de célibat intérimaire.
Moi même en couple en cdi, je me propose pourtant pour un cdd
d'homme de compagnie si votre célibat devenais insoutenable. Fort
d’une riche expériences professionnelle dans ce domaine, je me
ferais un plaisir d’œuvrer pour vous à titre gracieux. Mes
motivations sont réelles et sérieuses, je ne manquerais pas de vous
fournir cv et lettre si ma candidature pouvais vous intéresser.
J’accepte également des extras ponctuels, et me tient à votre
disposition 24h/24h et 7j/7 prêt à intervenir en cas d'urgence.
Dans l'attente de vous lire bientôt, veuillez agréer madame
l'expression des mes chaleureux et sincères sentiments.
PS/ ATTENTION, si vos mains tremblent trop c’est qu’il y à déjà
urgence, il faut être raisonnable, ne plaisantez pas avec cela….."
Réponse de l'agence:
"Cher Monsieur,
Nous vous remercions de l'attention que vous portez à notre annonce.
Votre candidature est actuellement passée au crible par notre équipe de psychologues, éthnologues, sexologues et autres vétérinaires.
Nous ne vous cachons pas que cette annonce a provoqué moult sensations et candidatures. Par ailleurs, en sachant que nous recevions d'ores et déjà énormément de candidatures spontanées, il va falloir vous armer de patience et vous battre si ce poste vous interesse sincèrement.
Vous semblez néanmoins très professionnel et agile, votre candidature est retenue parmi les meilleures, mais ne vous réjouissez pas, nombreux sont ceux qui espèrent hélàs...
Un Curriculum Vitae avec photo serait le bienvenu. N'hésitez pas à vous démarquer et souligner vos petits plus, il faut savoir se mettre en avant parfois!
En vous souhaitant bonne chance. Que le meilleur gagne!
Elena Matra,
Attachée de Presse, Public Relations & Marketing"
Ben ... quoi?
21:51 Publié dans Le Guy, animal complexe | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Allumeuses?
Je me vois comme dans un blockbuster americain: gros plan sur mes yeux embués de larmes, visage crispé par la douleur, puis contre-plongée sur moi, tombant à genoux, serrant ma tête de mes petites mains et criant au ciel:
"POURQUOIIIIIIIIIIIII???????????"
Je ne suis pas une chieuse. Je ne fais pas la gueule, je suis plutôt sociable, pas timide, je parle aux gens, je les écoute beaucoup aussi et je ris pas mal. Parfois, il m'arrive même de faire rire hé!
Et visiblement, tous ces critères sont comme un énooooooorme panneau tuné avec des néons clignotants signalant: "tu as une ouverture, mon gars!".

J'aime la vie, c'est ça le problème. Du coup, j'essaie de le communiquer.Ca marche et les jouvenceaux pensent que c'est un signal. Un signal. Prêt? Feu......PARTEZ! Le kiki dans la tête, la tête dans les nuages, on interprête mal les signes, les garçons.
Du mal à suivre?
...euh....comment résumer simplement...? Euh...ouais, voilà: une fille qui vous parle et qui vous sourit ne veut pas forcément finir dans votre lit. Bon. Ca c'est fait.
Parce que les filles d'aujourd'hui, elles, n'attendent pas de vivre. Elles vivent!!
...ça n'empêche pas qu'elles vous trouvent parfois attirants...
Ben quoi?
21:15 Publié dans Le Guy, animal complexe | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
30.06.2006
Enfin, j'veux dire, on n'est pas dupe!
Tout le monde sait pertinemment que pour avoir une nana, le tout c'est de lui parler d'elle, relever son côté unique et absooooooolument formidable.
On est briefées et plus que briefées.
Et maintenant, le truc c'est que les Guys du monde entier vont savoir qu'on sait qu'ils savent qu'on sait.
Changement de la donne. Encore une fois. Eh oui, puisque de toute façon ils ont peur de nous maintenant, les Guys! On est émancipées, on ne veut plus nos 2,8 enfants avant 30 ans parce qu'on a des jobs et des vies qu'on ne veut plus lâcher quoi, mince à la fin, lâchez-nous avec les mioches, à la fin!
On sait que le type là, au Macumba, quand il a dit "tu es rayonnante, je ne vois que toi, je sais qu'avec toi je peux construire quelque chose de formidable! Si tu me le demandes, je t'emmènes au bout du monde!" ben il avait juste envie de ne pas rentrer bredouille, on le sait quoi.
Le gars qui vous a offert une fleur comme ça, dans la rue, l'autre jour, qu'il a prise de son bouquet juste pour vous, on le sait que c'est pas romantique et que c'est juste un muffle de faire ça à sa nana. On le sait.
Le gars que vous connaissez à peine et qui vous appelle tous les jours parce que vous rigolez bien ensemble, vous le savez que bon, hein, voilà quoi. Vous le savez!
Et eux, là, qui s'arrêtent de parler quand vous arrivez à la piscine. Vous le savez, non?
Comment ça "savoir QUOI?" ???? Bah que ce sont des hommes, tiens! et que même si on le sait, bé........................
P'tin.
Ca marche à chaque fois, quoi. Pfffffffffffff.
00:30 Publié dans Le Guy, animal complexe | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
27.06.2006
Mais laissez-leur leur ballon, quoi!
Perso, je me ravise et je dis que la Coupe du Monde, ça devrait au moins avoir lieu 1 fois par an. Au moins.
Au début, je râlais, je pensais à toute cette verdure qui allait me piquer les yeux dès que j'allumerais mon poste O.R.T.F, ces abrutis courant après un ballon comme si leur vie en dépendait, la ferveur biblique incompréhensible qui allait s'emparer d'au moins la moitié de mon entourage...etc, etc.
L'horreur, quoi.
Pour tout avouer, en 98, à la fameuse finale où la France a acheté...oups...gagné le match, moi je dormais (dure soirée la veille). Quand tous mes potes sont sortis pour aller crier dans la rue, moi j'essayais de décoller mes yeux, interloquée. Donc bon.
Et là, malgré le fait que, oui, ça me pique les yeux ce vert partout, ces supporters partout et les mots "Zidane", "foot", "Domenech" entendus environ 34 fois par jour, je ... me délecte.
Je goûte à moi-même. Guy absorbé, je m'absorbe dans autre chose, je lis sans qu'une tête surgisse brusquement devant mon bouquin pour essayer de me faire rire (mais j'ai un pouvoir de concentration assez extraordinaire, ouf), je peaufine ma manucure sans entendre "pouah ça pue le vernis!" et je peux me ballader à poil toute la soirée sans que l'on me saute dessus tel un puma sur un bébé gnou...non, là je déconne. Ca, ça marche toujours, qu'est-ce que vous voulez, on ne se refait pas.
Je bénis cette bande de copains qui se met soudainement à aimer le foot et organiser des soirées "mecs", pendant lesquelles je passe mon temps à ne rien faire que penser à moi. Comme au bon vieux temps... ah la la...
Enfin voilà. C'est cool le foot en fait.
...Bon...ça y est... le match doit être terminé là, non...? C'est qui qui joue...? Espagne/France...mmm...mouais....bon, il rentre quand????
P. alias Strawberry
22:46 Publié dans Le Guy, animal complexe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12.06.2006
Le Guy, le tact, la séduction et ...
...le primate.
Ne vous fiez pas aux apparences. Un Guy cache toujours un primate derrière son dos. Un genre de Tatayé ventrilogue qui lui fait dire et faire n'importe quoi.
Le Guy a reçu une éducation souvent paternaliste, où Papa est un héros qui ne sait pas où est la cuisine. Mais Guytou a évolué, il a regardé des films et écouté certains conseils de Nadine.
Il nous ouvre la porte, nous abreuve de compliments, sait toucher la fibre narcissique qui sommeille en nous. Il est fort, Guy.
Il sait nous écouter (ou du moins en avoir l'air) et va voir Meg Ryan au ciné avec nous quand on a un coup de blues. Il est romantique. Lui manque plus que le pull col en V et la tignasse et on a Glenn Meideros à la maison. Classe...
Parfois, même, il donne des surnoms. Perso, j'ai déjà eu droit à "petit chat", "trésor"...et "tata"...hum. Mais il y a des champions hors catégories. "Ma chatte", "mon lapin" et vas-y la basse-cour!
Sauf que.
Sauf qu'à un moment, quand tout est trop parfait presque qu'on dirait que c'est fait exprès pour nous remettre les deux pieds dans la réalité, il y a un bug dans le formatage. Le primate prend le contrôle sur le ventrilogue. Et là, c'est le drame. Tatayé remplace le Modjo.
Le drame se joue à un fil. Une remarque, un rire, un aveu, un mail (...) et paf!
Et le Guy est susceptible. Il sait aussi très bien retourner la situation et faire du boudin comme une fille (la prochaine fois, je parlerai de la chochotisation de nos Guys). Il n'aime pas faire de faux pas. Il lui faut apprendre à marcher lentement...
P. alias Strawberry
20:08 Publié dans Le Guy, animal complexe | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
01.06.2006
L'homme qui voyait la femme en David Hamilton...
Nymphette floutée en blouse aérée, regard langoureux d'innocente malmenée...
Femme sublimée dans le regard braisé, elle s'étend, se tord et le mord...
Noir et blanc, blanche et noir, le contraste est pur, le cri d'un soir...

P. alias Strawberry
19:27 Publié dans Le Guy, animal complexe | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
12.04.2006
Libre antenne.
(http://histoiresducieletdelaterre.hautetfort.com/archive/...)
Comme quoi, il faut se méfier des apparences...
Je travaille actuellement avec un homme qui pourrait être qualifié de "gendre idéal". Marié, père de trois bambins adorables, une femme avec qui il se vante d'avoir une complicité incroyable, au point même de ne jamais faire quoique ce soit sans elle.
Il est drôle, il est charmant, il fait craquer toutes nos clientes...
Jusqu'à hier, je le prenait pour une sorte d'agneau inoffensif, tout droit sorti d'un conte de Lewis Caroll. Même lorsqu'il a dit à mon arrivée "Mon ange est là, tout va bien!". Gentil, me suis-je dit.
Vous voyez un peu le genre? Irréprochable.
Au fil de nos discussions, le gars s'oriente ostensiblement vers un sujet universel, abordé souvent entre copines, et pratiqué à deux, voire à plusieurs: le cul.
Mouais. Mais beaucoup, hein. Pas juste une anecdocte.
"Ah la la, la poupée qui vient de passer là, j'étais tout chose... et là, la fille se baisse et laisse apparaitre tout un string en dentelle, j'étais comme un fou, je ne pouvais plus sortir un mot à mon client... et les couples libres, qu'est-ce que tu en penses... tiens, mon numéro... on se fera un apéro chez moi.. etc."
Bon.
Je ne veux y voir aucune ambiguité. Je ferme les yeux très fort et je passe à autre chose.
Mais le fait est que cela me fait réfléchir. Je me dis que, quoiqu'il arrive, on peut être parfaite, belle, intelligente et tout le tralala aux yeux de notre moitié, rien ne l'empêchera de regarder ailleurs. C'est comme ça. Le mariage, les enfants, la maison, le chien, le compte commun et les cadres en bois au-dessus de la cheminée, c'est un package soumis à quelques "annexes" implicites qu'il vaut mieux connaître à l'avance. Sous peine de grosse déception.
Alors bon, du coup, le couple libre, qu'est-ce que j'en pense? Bien que le sexe soit un jeu, bien que j'aime beaucoup jouer, je pense que la pensée commune n'est pas prête à accepter cette idée. Le couple libre est ce que j'appelle une "uthopie réelle", puisque les Hommes son libres par nature et par les lois. Le bonheur en couple n'est pas une garantie de fidélité. Il suffit d'un rien. D'une femme qui sait s'y prendre, d'un homme un peu faible...d'un homme aguerrit et d'une femme fragilisée...
Bref, c'est la fête dans ma tête. Pour ceux qui se disent que je me pose trop de questions, ou alors que je dois être borderline, ben non. J'alimente juste ce blog.
P. alias Strawberry
12:37 Publié dans Le Guy, animal complexe | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note


