20.03.2008

Quand on cessera de nous dicter ce qui est bon ou mauvais de penser.

UNE MÈRE INTERPELLE SARKOZY SUR LA DISCRIMINATION MÉMORIELLE QU'IL PLANIFIE EN CLASSE DE CM2


 Par Claire Aymes dimanche 17 février 2008 , mis en ligne par la rédaction de Montray Kreyol

 
Voila que, non satisfait de la glissade morale effectuée sur la peau de banane Guy Môquet qu'il s'était à lui-même étendue comme carpette, Mr Sarkozy prétend « faire en sorte que, chaque année, à partir de la rentrée scolaire 2008, tous les enfants de CM2 se voient confier la mémoire d'un des 11 000 enfants français victimes de la Shoah ».
 Ma fille sera en CM2 en 2013. Elle porte en elle, de par la grâce de ses parents, la mémoire de ces milliers d'enfants, français et non français, qui au long de l'histoire humaine furent déportés, séparés des leurs, rendus orphelins, esclaves, choses sexuelles, assassinés sur les 5 continents. Et qui le sont encore. Elle porte en elle la mémoire future de ces enfants violemment séparés de leurs parents ou familles, ici, maintenant, en France devant ses yeux de fillette de 4 ans. Elle porte en elle en tant que future femme, citoyenne, lionne au combat, la mémoire de tous ces enfants qu'elle aura vus déportés de son supposé pays de cocagne vers des univers où ils disparaissent, de tous ces enfants qui n'ont pas d'enfance, en Palestine, au Liban,... de tous ces enfants marchandés cyniquement, au nom de l'enfance, au Tchad, ailleurs.
 Ma fille porte en elle tout ceci parce qu'elle est vivante. Parce qu'elle a un papa et une maman vivants auprès d'elle. Qui animent son âme autant qu'ils le peuvent de toute l'actualité de leurs combats, à sa mesure de petite fille, en lui apprenant qu'il n'y a pas de différence, entre un enfant blanc et un noir, entre un enfant juif, catholique, sikh, musulman, bouddhiste, que tout enfant a droit au bonheur d'être enfant, dans la douceur de sa famille, les câlins, le jeu, les apprentissages.
 Ma fille porte en elle tout cela, et elle ne se verra pas confier par l'école la mémoire de l'un des 11 000 enfants français victimes de la Shoah. Ce travail, qui m'est dévolu en tant que parent, et qu'il n'appartient pas à mon sens au Président de la République de choisir de faire à ma place, je l'élabore dans le respect de mon enfant, et de ce qu'est notre famille.
 Il n'y a pas que la Shoah, Mr. le Président. Maints massacres furent perpétrés, maintes mémoires furent et sont encore blessées qu'il vous semble vain d'honorer, maints enfants furent déportés et assassinés, dont vous semblez faire si peu de cas, en d'autres temps tout aussi atroces que celui de la Shoah.
 Quel est ce besoin que vous nous démontrez donc là, un besoin de repentance ? Ce mot que vous refusez à tout crin à ceux qui ne vous le demandent même pas, mais qui voudraient juste prononcer le mot de mémoire sans se faire éconduire ?
 Qu'allez-vous donc faire dans cette galère ? Quel besoin de s'aplatir dans le vent d'une seule direction, sous les tapis du souvenir d'une seule victime ? Vous nous avez suffisamment dit lorsque cela vous arrangeait que les enfants n'étaient pas comptables des fautes de leurs pères.
 Ma fille ne se verra confier par vous la mémoire d'aucun enfant d'une seule confession, d’une seule déportation, d'un seul esclavage, d'un seul massacre.
 Ma fille ne sera jamais l'objet de votre manipulation de l'histoire, de l'émotion, du drame humain au service de vos seuls biens et besoins personnels, politiques ou autres.
 Elle ne croulera pas sous le poids de votre culpabilité ou de vos obédiences. Elle grandit libre dans sa connaissance de l'autre, des ses bonheurs et malheurs, grands et petits, auxquels nous désirons l'éveiller pour qu'elle puisse partager le poids, plus tard, avec ceux qui souffrent.
 Mon enfant, nos enfants, grandissent à présent dans une France dont mes parents, humains généreux s'il en fut, auraient profondément honte . Si ma mère n'était pas morte, elle défilerait aujourd'hui du haut de ses 89 ans, pour vous faire savoir qu'il suffit.
 Qu'il suffit de l'outrager.
 Qu'il suffit de choisir dans les souffrances humaines celles qu'il vous agrée d'honorer et celles qu'il vous indiffère d'ignorer. Quand ce n'est pas celles qu'il vous arrange de rejeter dans de lointaines poubelles.
 Qu'il suffit de gesticuler, justifiant toutes les exactions de la France dans l'Ailleurs en ne supportant pas que l'Ailleurs vienne vivre dans la France.
 Qu'il suffit de faire la leçon à des enseignants sur ce qu'il convient de faire partager d'histoire à leurs élèves, alors qu'ils nous font tous les jours partager, à nous parents, la fin de l'histoire d'une éducation nationale que vous rendez exsangue.
 Qu'il suffit de tuer les familles, je pèse mes mots, en envoyant vos sbires arracher les portes, arracher les affaires personnelles, arracher les êtres de leur travail, arracher les hommes de leur famille, arracher les mères de leurs enfants, ce que vous faites tous les jours, ici, en France.
 Quand vous offrirez de la France un autre spectacle aux yeux de nos enfants.
 Quand vous cesserez de nous mettre en deuil chaque matin de l'une des qualités d'accueil, de soin, de solidarité, d'éducation, de liberté, d'égalité, de fraternité... qui devraient être la nature, l'essence, la colonne vertébrale de notre pays.
 Quand vous vous préoccuperez, aussi, de ce qui se passe dans une salle de classe lorsque les maîtresses malades ne sont pas remplacées, au collège lorsque les adultes si dévoués soient-ils à leur mission, n'y sont pas assez nombreux.
 Quand vous proposerez à nos enfants la prise en considération de toutes les souffrances des humains à travers l'histoire, sans quantification, sans classification.
 Quand vous nous aiderez véritablement à les construire dans le respect de l'autre sous les yeux d'une République exemplaire.
 Quand vous tiendrez vos promesses de protéger tous les opprimés, toutes les femmes opprimées, tous les déshérités, tous les enfants déshérités...
 Quand vous ferez véritablement preuve d'un courage révolutionnaire et visible en cessant les exactions, en ramenant vos chiens.
 Quand vous serez capable de ne plus fabriquer visiblement et incessamment un pathos bien ciblé, d'héroïsme ou de pitié, c'est tout comme, pour dissimuler la déconstruction de l'humain et de l'espoir que vous vous acharnez à promouvoir.
 Quand vous serez ce que vous n'êtes pas, quand vous ne serez plus ce que vous êtes.
 Je cesserai d'être en deuil de mon pays idéal.
 Je cesserai de ne pouvoir plus lire les journaux et de pleurer chaque jour à la découverte des nouveaux nuages.
 Un grand mal est toujours suivi d'un grand bien.
 La citoyenneté profondément humaine, sincère, dévouée, invisible, muette pour l'instant, s'amplifie chaque jour qui passe avec son lot d'expulsés amis, de justes condamnés, ...
 La réponse à votre action est dans cette résistance contre laquelle vous ne pouvez strictement rien.
 La pensée et le coeur sont irréductibles.
 Ma fille se construit, comme bien d'autres enfants, par la grâce d'adultes conscients de leur devoir d' "êtres au monde" parmi d'autres "êtres au monde".
 Ces enfants seront des adultes, nombreux et imperturbables, des lions, auxquels il incombera de développer à une échelle jamais vue les valeurs de beauté et de bonté de la vie, pêchées dans le meilleur de chacune de leurs origines, passées au tamis du métissage, cimentées entre elles par la liberté et l'empathie réunies.
Vous ne sauriez apprendre à mon enfant cela que je choisis de lui apprendre.
 Son espoir et sa force sont entre les mains de son père et de sa mère.

 Claire Aimes, le 14 février 2008

19.06.2007

Si je devais me faire tatouer comme Julien Doré...

... je tatouerais Jacques Prévert sur ma hanche.

 

Je suis comme je suis

 

Je suis comme je suis
Je suis faite comme ça
Quand j'ai envie de rire
Oui je ris aux éclats
J'aime celui qui m'aime
Est-ce ma faute à moi
Si ce n'est pas le même
Que j'aime à chaque fois
Je suis comme je suis
Je suis faite comme ça
Que voulez-vous de plus
Que voulez-vous de moi

 

Je suis faite pour plaire
Et n'y puis rien changer
Mes talons sont trop hauts
Ma taille trop cambrée
Mes seins beaucoup trop durs
Et mes yeux trop cernés
Et puis après
Qu'est-ce que ça peut vous faire
Je suis comme je suis
Je plais à qui je plais
Qu'est-ce que ça peut vous faire
Ce qui m'est arrivé
Oui j'ai aimé quelqu'un
Oui quelqu'un m'a aimée
Comme les enfants qui s'aiment
Simplement savent aimer
Aimer aimer...
Pourquoi me questionner
Je suis là pour vous plaire
Et n'y puis rien changer.

 

 

 

Jacques Prévert

 

 

03.06.2007

Je suis joie.

Juste pour moi, pour info, pour me souvenir qu'aujourd'hui à 18h et des bananes, on nous a remis les clefs de notre nouvelle maison, à Guy et moi.

Et là, en fait, tout en tapotant sur mon clavier, je sautille imperceptiblement de joie sur ma chaise. C'est très léger, invisible à l'oeil nu, mais je suis joie ce soir.

Rien ne peut désormais m'atteindre, ni le trou de la sécu, ni Sarko en jogging, ni mon taf pourri demain matin, ni la dépression de mes amis dépressifs (que je salue au passage: SALUT!). Je dis YOUPI, je dis JOIE, je dis FUTUR.

Et je me rends compte que je suis quand même beaucoup plus productive, niveau inspiration, quand ça va moyen. Arf.

Ben quoi?

14.05.2007

Mademoiselle F. et le chirurgien.

Dans le cabinet du Dr Eros Bitos, un lundi pluvieux de novembre.

Elle: "Vous ne sentez pas comme une grosse tension sexuelle entre nous?"

Lui: "..."

Elle: "Vous ne voulez pas qu'on aille en parler, euh, la bouche pleine?"

 

 

21.03.2007

Si j'étais lesbienne.

Je me taperais bien Maud Fontenoy.

Parce qu'elle a des couilles.

18.01.2007

La dernière fois que j'ai pleuré.

C'était il y a 3 minutes.

http://www.myspace.com/aaronrecordings

AaRON : Biographie, News, Albums, Sites Officiels

17.01.2007

Elle e(s)t moi.

Ce soir, je me livre. Je tombe le masque et dévoile ainsi toute ma pudeur dans une déclaration. Une déclaration d'amour comme jamais personne ne lui en aura faite, du moins je le pense.

Elle a changé ma vie... elle est formidable, elle me surprend tous les jours! Elle me fait rire, m'agace aussi parfois. Indomptable, elle persiste à vouloir vivre sa vie, à n'en faire qu'à sa tête, à changer d'idée sans m'en avertir... Elle a mis du temps à arriver dans mon coeur, mais je ne regrette rien, elle a fait de moi ce que je suis aujourd'hui. C'est l'amour!

C'est un hommage que je rends ce soir à ma frange. Ce petit bout de moi qui fait que je suis moi.

Ben quoi?

 

 

 

01.01.2007

Wishes.

Programme 2007:

 

mais aussi de:

 

sans oublier le:

et pour finir, il n'y a qu'à piocher!

18.12.2006

L'intuition féminine n'existe pas!

... et c'est un Homme qui me l'a dit!

 

 

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11.12.2006

Je veux juste un mot ou deux dans une phrase.

Je ne vais pas refaire le même topo que l'année dernière sur ce qui est entrain de se tramer dans notre dos au moment même où je vous parle. Je ne suis pas une imbécile, j'ai bien compris que s'insurger et crier haut et fort mon mépris et mon dégoût ne serviraient à rien sinon à me faire haïr des enfants et des hautes instances consuméristes.

En même temps, qu'est-ce que j'en ai à faire?

Noël est puant, les enfants.

Acheter pour acheter, acheter pour se racheter, c'est ça Noël. La face cachée de Santa Claus...

Je vais être franche, au risque de vous émouvoir (si si): je me contenterai de vos sourires et de vos mots gentils. Ils seront pour moi une formidable richesse et une source continuelle d'inspiration.

...

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Et pour le cash c'est virement au Crédit Agricole n° 1233 4565 454 54 au nom de Melle Strawberry Fields.

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...

 

Ben quoi?

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