24.05.2008
Mon job, il est mieux que l'tiens.
A Shanghai:
- j'ai vu plein de chinois
- en même temps, en plus!
- j'ai failli manger des oeufs de cent ans
- pendant que je mangeais, une dame vidait les égouts avec une épuisette juste à côté de moi
- du coup, j'ai pas touché les crevettes non plus
- j'ai dansé sur le bar du Zapatas
- j'ai fumé des pétards avec mes boss dans l'appart' de notre commercial
- j'ai été succès, grave
- j'ai pleuré dans un taxi
- j'ai constaté que je pouvais vivre partout
- j'ai dormi dans un lit king size
- j'ai fait une soirée de l'Ambassadeur à l'InterContinental mais sans Ferrero
- j'ai pris des photos de gens qui se prenaient en photo
- j'ai failli chanter au KTV, mais on n'était que 4 alors c'était même pas un challenge
A Beijing:
- j'ai dit mille fois "non" aux vendeurs à la sauvette qui essayaient de me fourguer des fausses Rolex & co.
- j'ai constaté la poussière incroyable sur mes escarpins à la fin de la journée
- j'ai compris le "pourquoi" des masques...
- j'ai acheté un t-shirt Mao
- j'en ai eu marre de manger épicé
- j'ai commandé un burger au room-service....
- j'ai ressenti le manque
- j'ai marché un million de kilomètres parce que mes collaborateurs n'ont pas tenu compte de l'échelle sur le plan et en fait, le Peace Hotel est quand même pas à côté de la place Tian'An Men...
- j'ai eu hâte de revenir
16:56 Publié dans Travailleurs, travailleuses... | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
16.11.2007
Mission Démission: accomplie.
Il est des moments de la vie que l'on croit devoir "subir" alors qu'il suffit simplement de les vivre.
En quoi consiste une démission dite "propre"?
Une succession de concessions et de self-control, d'immense patience et de tolérance. Une capacité à encaisser avec un seuil relativement élevé, un caractère blindé, somme toute.
Il faut savoir que ce jour-là, une collaboratrice m'a volé la vedette en demissionnant à 8h01... A 8h05, lorsque j'ai dit à Calligula "Je peux vous voir dans votre bureau?" il a vrillé:
"- Voilà, j'ai pris la décision de partir.
Il baisse ses lunettes sur le bout de son nez et me regarde par en bas avec un rictus que l'on croierait presque complice. Il est plein de ressources, le vioque.
- Très bien, dit-il en se calant dans le fond de son fauteuil de Ministre, je préfère les gens qui prennent leur vie en main et qui vont de l'avant plutôt que les caramels mous qui attendent que ça passe...
Mon cerveau tourne à 100 à l'heure (ça pique un peu, j'ai pas l'habitude, merde). Je balance ou je balance pas?
- ... et vous allez faire quoi...?
- De l'export, dis-je avec un sourire.
Blanc. Et là, je sais ce qu'il pense. Je lis en lui comme dans un bouquin et cette fois, c'est pas du porno allemand sur papier glacé. Il m'a vue discuter avec nos concurrents et il pense que ce sont eux qui m'ont débauchée. Raté, mais je ne dis rien, je laisse planer ce petit doute succulent à observer.
Blanc. Toujours.
- ... bien. Bien, bien... Bé, merci, dit-il, m'invitant à vite dégager son bureau, sa vie, son cerveau.
-Merci."
C'était lundi. Jeudi soir, in extremis, il me convoque dans son antre. Je sais que même s'il me propose 1 milliard de Dollars pour rester, je dirai "Non merci". Mais non, il a compris qu'il fallait terminer sur une note positive et allonge le tapis rouge pour m'énumérer mes qualités et le plaisir qu'il a eu de travailler avec moi, en saupoudrant de quelques anecdoctes des voyages que nous avons pu faire: la carte d'identité rognée et l'embarcation de justesse sur Tunis Air pour 24h, la conduite à gauche à Londres et les frayeurs incroyables, l'Allemagne et sa bière (cf. "On s'est régalés, hein?" sur une semaine de Salon et une fachade à l'arrivée...)... Bref, session nostalgie.
Il m'invite ensuite à ne pas hésiter à le contacter si jamais j'avais besoin. Merci, mais non merci serais-je tentée de dire, mais je souris avec beaucoup de douceur dans le regard car, malgré tout, je suis faible et il me fait de la peine. Je sais que j'ai tort, mais c'est comme ça. Surtout quand il me demande des conseils pour faire en sorte, à l'avenir, que les gens restent.
Et là, j'aimerais vraiment être insensible.

00:44 Publié dans Travailleurs, travailleuses... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
11.11.2007
Cher petit patron...
Toi qui hurles là-bas, au fond
Je te dédie cette trahison.
C'est sans une once de passion
Que j'ai bossé pour toi, petit polisson.
Demain sur ton bureau tu auras ma démission
Car c'est de mon âme dont il est question.
20:25 Publié dans Travailleurs, travailleuses... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08.09.2006
AVIS A LA POPULATION!
Entreprises de France, un danger vous guette! Un escroc sévit parmi vos clients!
Son nom est Abdelkrim TALAI des Etablissements Talai (Besbes, Algérie)!!
Ce client m'a fait miroiter une commande de 600 000€ et a soutiré à l'entreprise près de 2000€! Sans compter le temps perdu à élaborer des crédits documentaires et de la paperasse à tout va.
Il vous demande du bakchich (un "prêt" pour son cousin à l'hosto, un pélerinage à la mecque, un déblocage de cahier des charges...etc.) et étant donné le montant de la commande, vous n'osez rien lui refuser.
Donc, je vous aurais prévenus! Ne lui ENVOYEZ RIEN!
17:59 Publié dans Travailleurs, travailleuses... | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
11.03.2006
Barbie Turik et le château enchanté.
Ce n'est toujours pas une métaphore pour mon post sur l'orgasme version femme. Désolée, chéris, mais ce soir j'ai la migraine.
Ce post aurait pu s'appeller "comment se faire lourder en 10 leçons", voire "de l'art et de la manière d'avaler des couleuvres", mais non.
Sans entrer dans les détails, je suis sortie du pays des Bisounours par la petite porte ce soir. Moi, d'habitude sur mes gardes, je me suis laissée bercer par le chant des sirènes (bonjour les sirènes: un vieux et un fan de Mylène...) pour finir en hoquets et en fontaine Culligan.
"On vous spolie!" qu'elle dit, Arlette. Viens jeter un oeil par ici, copine, il y a matière.

P. alias Strawberry toute triste...
03:20 Publié dans Travailleurs, travailleuses... | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
07.03.2006
De l'art de la lèche.
Non, ceci n'est pas mon post -tant attendu- sur l'orgasme féminin.
Ca parle boulot. Et ça parle aussi de remise en question:
Avant, la lèche, c'était pour les autres, les gueux du goulot. Maintenant, grâce à notre formation spéciale
"Lick more and earn a lot"
vous grimperez les échellons et atteindrez vos objectifs en un rien de temps. La formation se déroule en plusieurs étapes. La première est celle de la théorie, du langage:
1- Apprentissage du vocabulaire ("c'est merveilleux", "vos idées sont formidables", "ce papier à en-tête est sublime, et ce vert olive sied à ravir", etc.)
2- Formation à la délation ("il n'y avait plus personne dans les bureaux à 17h10","ça boit du café à tout va", "ON m'a dit que...", etc.)
3- Communication corporelle (plus la jupe est courte, plus vos idées se font entendre)
La deuxième étape est celle de la pratique. Un bon entrainement physique est nécessaire:
1- le pliage des genoux, autrement dit la position du soufifre.
2- l'humidification buccale, autrement dit la position d'attaque.
3- le "lick here and there", autrement dit la position du "prêt à tout".
Pour tout complément d'information, laisser un commentaire à Strawberry, qui se chargera de transmettre à qui de droit. Ou pas.

( http://perso.wanadoo.fr/vdb-dessinatrice/_st_just/leche_c... )
P. alias Strawberry
18:35 Publié dans Travailleurs, travailleuses... | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note


